Écrit par SELLE Philippe , le 07 mars 2014
DPE | Soyez le premier à commenter cet article...
Le DPE permet d’identifier les logements les plus énergivores et se révélerait alors comme un outil précieux pour la mise en place de cette obligation éventuelle de travaux de rénovation.
C’est le mercredi 5 mars dernier que Cécile DUFLOT, ministre de l’Egalité des territoires et du Logement ainsi que Philippe MARTIN, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie ont présenté leur communiqué relatif au Plan de Rénovation Energétique de l’Habitat (PREH).
Pour rappel, les objectifs de ce PREH avaient déjà été annoncés en 2013 :
Un premier volet d’actions a déjà été mis en place : depuis 2013, le plan a permis de ré-orienter plus de 1,2 milliard d’euros d’aides fiscales ou budgétaires vers les ménages les plus modestes. Par ailleurs, on mesure un premier succès par le rythme des projets de rénovation entrepris par les ménages modestes, multiplié par 5 après le renforcement des subventions et de la prime de l’Agence nationale de l’habitat (Anah). L’Anah a d'ailleurs enregistré plus de 27 000 projets de rénovation au second semestre 2013, contre moins de 4 000 avant l’été. "Les performances énergétiques sont à la hauteur", jugent les ministres : les travaux entrepris permettent de faire en moyenne 39 % d’économie d’énergie.
"Le Gouvernement travaille désormais à une deuxième phase de déploiement de la rénovation énergétique", ont annoncé Cécile Duflot et Philippe Martin.
Celle-ci comprendrait la mise en place de nouveaux outils de financement à des taux plus bas et sur des périodes plus longues (avec éventuellement un alignement sur les taux immobiliers), d'un "passeport de la rénovation énergétique" mais surtout d' "obligations raisonnées de rénovation" à l’occasion de travaux sur un bâtiment particulièrement énergivore. Celles-ci seront discutées dans le cadre du projet de loi de transition énergétique et climatique.
Cette idée d’obligation de travaux de rénovation énergétique n’est pas neuve : François HOLLANDE l’avait déjà évoquée dans une proposition de campagne en 2012. Cécile DUFLOT maintient dette direction, en déclarant mi-février «Nous devons aller vers une obligation de travaux, sans brusquer (…). La rénovation doit devenir la norme, elle ne doit plus être une option ».
Les modalités de mise en place restent à définir maintenant. Toutes les propositions et idées émises jusqu’à présent s’appuyaient sur le DPE dans le cadre d’une mise en location ou vente, avec des étiquettes F et G dans la visée des ministres.
Cécile Duflot évoque également la définition d’un tiers-financement et des mesures de lutte contre l’étalement urbain d’ores et déjà prises en compte dans sa loi pour l’Accès au Logement et un Urbanisme Rénové (loi ALUR) qui ambitionnent de diminuer les consommations d’énergie à l’échelle des territoires.
Budget 2026 : ce qui change pour les propriétaires
Le 30 janvier 2026
Le Gouvernement a dévoilé son ambitieux Plan de Relance Logement. Objectif affiché : construire 2 millions de logements d'ici 2030 et fluidi...
Lire la suite
Réglementation immobilière 2026 : tout ce qui chan...
Le 12 janvier 2026
L'année 2026 marque un tournant décisif pour le secteur immobilier en France. Entre l'ajustement technique du DPE et le durcissement des règ...
Lire la suite
Le DPE collectif : quelle est la responsabilité du...
Le 02 août 2024
Si vous habitez au sein d’une copropriété, vous avez peut-être entendu parler de ce diagnostic obligatoire : le diagnostic de performance én...
Lire la suiteSoyez le premier à commenter cet article...
Laisser un commentaire